On me pose certaines questions sur mes lectures, et, dans la blogosphère, je vois des choses qui me choquent.
Aussi, je vais cette fois donner mon avis personnel sur cette passion qui m’a englouti enfant, et ne m’a jamais quittée depuis.
* Je vais commencer par les choses qui fâchent 
J’ai lu à divers endroit des débats sur ce qu’est la littérature. Et un bon lecteur. J’ai moi même fait les frais dans les commentaires de remarques peu amènes sur certaines de mes lectures.
Déjà, un petit point de définition :
Le mot littérature, issu du latin « litteratura » dérivé de « littera » (la lettre), apparaît au début du XIIe s avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe ‑ XVIIIe siècles son sens principal d’aujourd’hui : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique ou activité participant à leur élaboration.
Aussi, quand je lis que les romans autres que ceux écrit par Voltaire, Balzac ou Musso ne sont que des lectures de seconde zone, je ne peux que m’insurger. Pourquoi juger les lectures des gens, et les dénigrer?
En des temps où l’illettrisme est cause nationale en France, ne serait-il pas plus important d’encourager les gens, et surtout la jeunesse, à lire, plutôt que de leur faire honte de leurs lectures?
Oui, Stephenie Meyer n’est pas Balzac. Et alors? N’est ce pas la diversité qui fait la force de la littérature? Et si on se fit à sa définition « savoir tiré des livres », presque tous les livres peuvent apporter un savoir, même les romans à l’eau de rose!
J’ai personnellement appris la hiérarchie royale grâce aux romans d’amour historiques!
J’ai 3 enfants. Ils ont 4 ans, 2 ans 1/2 et bientôt 1 an. Et je rêve qu’ils soient des lecteurs plus tard, et non pas des jeunes vissés à leur console de jeux. Et si les romans ne les interessent pas, et qu’ils préférent lire à longueur de journée des BD, je n’en serais pas déçue, car au moins, ils lirons, ils apprendront du vocabulaire, mettront leur imagination à l’épreuve.
Laissons chacun décider de ses lectures, encourageons les gens à ouvrir un livre, peu importe lequel!
* Maintenant, je vais répondre à quelques questions :
- Comment sont choisies mes lectures? : très souvent, au coup de coeur. J’ai une liste d’achat longue comme le bras (vous en avez un aperçu dans l’onglet Wish List). J’y ajoute régulièrement des titres suite à un commentaire élogieux, un conseil…. Mais bien souvent, c’est la couverture qui m’attire. Elle me donne envie de lire le résumé. Et parfois, le titre.
Dans Amazon, j’ai une tonne de livres dans mon panier d’achat. Mais souvent, quand je me dis « allez, je vais en commander quelques uns », je vais sur le site, je tombe sur un livre qui attire mon attention, puis un autre…Et je repars avec, pour commande, des livres qui n’étaient à la base pas dans mon panier d’achat….^^
- Comment je fais pour lire autant, et aussi vite? : Bonne question. J’ai toujours lu, depuis toute petite. Je me rappelle que, en primaire, je me dépêchais de finir mes contrôles pour terminer mon livre caché sous le bureau… Au grand dam de mes professeurs qui ne savaient quoi me dire, ayant peur de me détourner des livres, mais voulant me rappeler à l’ordre. Je pense que ma vitesse de lecture s’en ressent. Plus vous tricotez, plus vous tricotez vite. Cela doit être pareil pour la lecture non? Mon mari a voulu un jour mesuré ma vitesse de lecture (on s’amuse comme on peut ^^) et avait découvert que je lisais environs 300 pages heures. Et pourtant, je ne saute pas de pages, je ne saute pas de chapitres. Non, en fait, je suis tant prise de ma lecture que je fais abstraction de tout le reste, et je lis vite, effectivement. Je ne saurais comment l’expliquer. De plus, je lis tout le temps, partout. En faisant à manger, dans la queue au supermarché, dans la salle d’attente des médecins, dans les embouteillages….Bref, dès que je peux. J’ai toujours un livre sur moi, en fait!
- Que m’apporte la lecture? : Pour moi, lire est une drogue, je ne pourrais m’en passer. Parfois, mon rythme de lecture ralenti mais il ne s’arrête jamais. C’est une véritable addiction! Je ne suis jamais autant bien que plongée dans un bon livre. Mes lectures me permettent de m’évader, de me faire voyager.
Mes livres sont très importants, ils sont comme des amis, et j’ai un mal fou à m’en séparer. Comme des amis, ils me consolent, me font rire, me mettent en colère, me calment, me conseillent….
Quand je suis dans une lecture, je « vois » l’histoire. Comme si le film du livre se déroulait dans ma tête en même temps que je lis. Parfois, c’est tellement intense que je finis par me demander si le film que je me suis imaginé n’est vraiment qu’imagination, ou vraiment vrai?
Je m’attache aux personnages, je pleurent et rient avec eux (et mon mari, souvent, se demande s’il doit appeler un psy ^^)…. C’est comme si j’étais rentrée dans l’intimité d’une famille, d’un couple, comme s’ils m’avaient invités à vivre quelques jours avec eux. Et je suis très souvent déçue quand la fin du livre arrive, comme quand on quitte un ami pour plusieurs mois après des retrouvailles.
- Les adaptations cinématographiques? : Je suis pour les adaptations. En général! Quand je lis un bon livre, j’ai souvent envie de le voir transposer à l’écran. Et pourtant, bien souvent, je suis déçue par l’adaptation. Je trouve qu’il manque ceci, ou cela. Des détails peu importants pour le scénariste et tellement pour moi. Les personnages sont différents, physiquement, et surtout au niveau du caractère, et parfois, je les trouve moins attachants que leurs originaux littéraires. Fut un temps où j’ai cru que voir le film avant de lire le livre pourrait régler le problème. Mais non. Certains films m’ont tellement transportés que j’ai de suite été acheté le livre. Et à la fin du livre, bien souvent, je me dis : Et bien, finalement, le film n’était pas si bien, dis donc!
Mais le pire, pour moi, c’est quand les scénaristes prennent des grosses libertés avec le livre, au point de changer complétement l’histoire. Je trouve ça un manque de respect incroyable, tant envers l’oeuvre original, qu’envers les fans du livre adapté, qui auront été pleins d’espoir au cinéma pour découvrir un film bâclé.
Bref, vous l’aurez compris, j’adore les livres. Et tout cela pour vous dire que non, ce n’est pas seulement un passe-temps, c’est un véritable loisir qui vous prend aux tripes, vous offre des milliers de réponses et souvent autant de questionnement!