1492. Le pape Innocent VIII se meurt. Au Vatican, un cardinal catalan, assoiffé de pouvoir, est prêt à tout pour lui succéder. Un homme d’une cruauté sans égale, dont le nom restera dans les mémoires comme l’un des plus tristement célèbres de l’histoire de l’Eglise catholique : Rodrigo Borgia. Elu au Saint-Siège grâce à la corruption, il doit faire face, dès sa prise de pouvoir, aux complots des grandes maisons romaines qui veulent la perte de cet « étranger » aux moeurs scandaleuses. Dépenses fastueuses, maîtresses, enfants illégitimes qu’il marie au gré de ses alliances, assassinats en cas de difficulté : Rodrigo joue selon ses propres règles. Mais quand les armées du roi de France arrivent aux portes de la ville, il sait qu’il lui faudra l’appui de ses fils. Auquel pourra-t-il faire confiance ? A Juan, l’arrogant enfant gâté, ou à Cesare, tourmenté par la noirceur de ses pulsions ? De ses choix dépendront non seulement l’avenir des Borgia, mais aussi celui de Rome et de l’Italie tout entière. Ancrée dans le foisonnement intellectuel et créatif de la Renaissance, cette saga dramatique retrace la grandeur et la décadence d’une illustre famille ; de Cesare, le modèle du Prince de Machiavel, à Lucrèce, tiraillée entre mysticisme et sensualité, en passant par la sulfureuse Giulia Farnese et l’insaisissable Rodrigo.
414 pages
15 septembre 2011
Michel Lafon
18€
En 1492, le pape Innoncent VIII est à l’agonie, et déjà, autour de lui, les complots commencent. Surtout pour le cardinal Rodrigo Borgia qui souhaite être son successeur et est prêt à toutes les bassesses pour cela.
Homme d’église, il cumule pourtant les aventures et les enfants non reconnus, mais n’aura que deux vrais amours : Vanozza qui lui donnera plusieurs enfants dont les plus importants : Juan, Cesare et Lucrezia, et Guilia La Bella, une femme mariée avec laquelle il aura une fille pendant son « règne » en tant que Pape.
Une fois élu, il se servira de ses enfants pour assoir son pouvoir, tout en étant persuadé de faire au mieux pour Rome et l’Eglise.
J’ai découvert ce livre un peu au hasard, et la chronique de Mélusine m’a convaincue de ne pas passer à côté, et je ne le regrette pas.
J’apprécie beaucoup ce genre de roman historique, et suis une fan de Mireille Calmel ou Bleuette Diot qui nous en offre de magnifiques.
Ce roman en est un magnifique exemplaire.
La couverture est à la fois simple et très belle avec ses « gravures » brillantes. Et les premières pages nous offrent un listing des personnages ainsi que des arbres généalogique qui permet de mieux appréhender la complexité des relations entre les différents protagonistes.
L’auteur a une plume efficace, rythmée et parfois un peu heurtée, avec une narration multiple nous faisant découvrir l’Histoire de différents points de vue. Ce procédé est déroutant dans un premier temps mais on s’immerge très vite dans l’histoire et à en oublier l’égarement du début.
Les personnages sont tout bonnement splendides! Tous, sans exceptions, ont des caractères bien décrits et déterminés, et on se prend vite de compassion pour le pauvre Cesare qui ne recherche que l’amour d’un père et la reconnaissance de ses atouts, de dégout devant un Juan lâche, égoïste et meurtrier et une Lucrezia touchante de son optimisme forcené dans l’amour qui se transformera en cynisme aussi vif que ne l’était sa candeur.
Mais le personnage le plus fascinant est sans contexte Rodrigo Borgia. On ne peut déterminer s’il est bon ou mauvais. Il possède un côté bien sombre qui lui permet de montrer une énorme froideur devant ses enfants, de faire preuve d’une cruauté et d’une injustice extrême, de montrer un sang -froid et un art de la manipulation parfaitement maitrisé. Mais il peut également être foncièrement attachant, comme quand il ressent le besoin d’avoir ses enfants autour de lui, qu’il s’inquiète de leur santé, ou qu’il nous montre un amour démesuré pour son ainé et pour Guilia Bella.
J’ai lu ce livre d’une traite, tant je me suis projetée dedans. J’étais au côté de Lucrezia dans son couvent, de Cesare lors de son sacrifice, de Rodrigo pendant sa fuite devant les français.
Un magnifique ouvrage qui me donne maintenant très envie de découvrir la série télévisée dont il est tiré.














novembre 14th, 2011 at 9 h 26 min
J’ai été assez déçue par le peu que j’ai vu de la série.
novembre 14th, 2011 at 12 h 15 min
il me donnes super envie de le lire, pour me plonger ensuite dans cette série
novembre 14th, 2011 at 13 h 17 min
Ha mince…. du coup, tu me fais hésiter là!
novembre 14th, 2011 at 13 h 18 min
Fonce ma belle, fonce!
novembre 14th, 2011 at 18 h 48 min
Juste un petit bisou en passant,
La romancière Bleuette Diot
novembre 14th, 2011 at 18 h 49 min
oh! Merci, c’est trop gentil ^^
novembre 21st, 2011 at 8 h 36 min
[...] jamais chroniqué ce livre pourtant lu plusieurs fois!). J’ai découvert le superbe Borgia, un petit chef-d’oeuvre de la littérature Historique! J’ai ensuite continué avec God [...]
décembre 25th, 2011 at 23 h 47 min
[...] avoir lu Les Borgia qui m’avait passionnée, quand j’ai découvert qu’un autre roman parlait de cette [...]
octobre 24th, 2012 at 14 h 23 min
Comme toi, je trouve la couverture superbe et le roman est efficace. On aurait pu craindre le pire, étant donné qu’il est tiré de la série et rédigé par le scénariste, Tom Fontana. Et celui-ci fait l’effort de restituer le contexte historique pas forcément très simple…je sais que l’âge des enfants Borgia est changé, dans la série comme dans le livre…ils sont tous vieillis de quelques années mais ça n’a pas grande incidence, je trouve, étant donné que tout le reste est très bien restitué.