« Ce livre raconte comment je suis devenue votre ombre. Celle qui effleure la surface des objets et rend présentable l’inavouable. Celle qui ouvre les tiroirs, connaît l’envers de vos vies mais file, discrète, à la fin de la journée. Celle qui ne parle pas, prend son chèque et vous remercie. »
A trente ans, Isaure, fatiguée de l’université, renonce à soutenir sa thèse en Sorbonne. Par goût du propre, elle devient femme de ménage et découvre l’envers du décor. Un an plus tard, elle raconte.
Le résultat : un récit cruel et drôle, garanti 100 % authentique, qui décrit par petites touches « la vraie vie » de « vrais gens », des quartiers bobos aux zones dites sensibles. Sa justesse de ton et l’originalité de son auteur en font à la fois un document émouvant, un témoignage exceptionnel et un étonnant texte littéraire.
224 pages
Grasset
18 janvier 2012
15€68
J’ai été très intrigué quand j’ai découvert ce titre dans ma librairie. Étrange : Mémoires d’une femme de ménage….
Non que je ne pense qu’une « Technicienne de surface », selon le politiquement correct, non. Au contraire! A l’instar d’une nounou, ils sont les spectateurs d’un quotidien parfois cocasse, souvent étrange et ont des tonnes d’anecdotes en mémoire, tant ils sont invisibles de par leur métier mal considéré.
C’est d’ailleurs ce que nous explique à plusieurs reprises Isaure. Ce sentiment que plus le temps passe, plus ses employeurs la prennent pour un meuble. Que certains poussent le bouchon au point de la traiter telle la bonniche du début du siècle, allant jusqu’à parler d’eux comme les anciens nobles, comme l’illustre parfaitement Mme Courtier avec cette phrase en accueillant Isaure « Madame est fatiguée » ou encore « Aujourd’hui, j’aimerais qu’on vide les placards », le « On » étant la femme de ménage.
Néanmoins, ce livre n’est pas tant un recueil d’anecdotes croustillantes qu’une critique de la vision des gens sur ce métier.
Car bien qu’Isaure nous fasse rire ou nous choque avec les descriptions des intérieurs de certains de ses employeurs, on sent tout de même pour certains une petite faiblesse émotionnelle, comme pour l’Actrice ou un réel dégout comme pour Kristin.
Et pourtant, au début, aucun ne la rebute. Mais petit à petit, la relation employeur – employé évolue, et Isaure finit par saturer du manque de respect criant envers elle et envers son travail.
Travail qu’elle a librement choisie et qu’elle aime!
Je l’avoue, je suis bordélique, au grand dam de mon mari! Mais à lire ce livre, je me trouve finalement pas si pire que ça ^^
Mais surtout, je ne comprend pas non plus cette façon d’agir : payer quelqu’un pour faire son ménage alors que les lieux sont limite habitables, et saboté le travail de leur employée tout en devenant mesquins avec elle!
Finalement, on ne rigole pas tant que ça dans ce livre. J’ai souvent souris, oui, mais j’en suis surtout sortie horrifiée et ahuri du manque de respect criant envers cette profession















janvier 25th, 2012 at 22 h 04 min
je ne m’attarde pas
janvier 29th, 2012 at 18 h 49 min
D’un bordélique à une autre : merci, Vany, pour votre curiosité, et bon ménage dominical (si, déplacer un petit tas de trucs en envisageant de les ranger plus tard parce que, ainsi, ils sont plus proches d’un endroit où virtuellement on les rangera ultérieurement, C’EST déjà, à certains stades, faire du ménage) !
Cordialement,
Bertrand Ferrier.
janvier 29th, 2012 at 19 h 49 min
Bonjour Bertrand!
Merci pour votre commentaire, je suis flattée. Et bon ménage à vous aussi, je vois qu’on se comprend
janvier 30th, 2012 at 6 h 01 min
[...] vany51 @ MEMOIRES D'UNE FEMME DE MENAGE …Bertrand Ferrier @ MEMOIRES D'UNE FEMME …lilu @ IN MY MAILBOX #22 …pat @ ARRETEZ DE PIQUER MES SOUS! de Nic … [...]
février 5th, 2012 at 20 h 25 min
Je suis employée de maison, et j’ai beaucoup ri, et eu beaucoup de compassion aussi… Mais je vois la même chose au quotidien, ça fait relativiser!
mai 16th, 2012 at 7 h 15 min
Je suis assistante de vie j’ai apprécié de lire ce livre et j’ai bien ri.Je me suis totalement retrouvée autravers des pages.J’aime mon métier qui m’a beaucoup apporté mais je pense que le fait d’etre croyante m’a beaucoup aidé.Et du coup je fais en premier mon boulot pour lui.Tout ce que vous faites,faites le de bon coeur pour le Seigneur verset de la bible etTout travail procure l’abondance,ce que je vois aussi au travers de votre livre!
juillet 24th, 2012 at 11 h 58 min
Bonjour
Je suis femme de ménage depuis 32 ans. Dans un établissement scolaire. C’est différent.
Pourquoi fait on des ménages? Pourquoi Isaure a choisi de faire des ménages? Ce n’est certainement pas par le goût du propre! ou pas seulement. Allez à votre plume. J’ai lu ce livre par curiosité.Des choses m’ont interpellées. Pourquoi tant de patience quand le respect fait défaut? Est-ce que parce que l’on est employé , il faut courber l’échine et accepter sans limite?
Peut être devrais-je lire ce livre une 2ème fois
Je me dis que j’ai de la chance ou je suis
Mon salaire reste modeste toutefois, je relativise.
Bon courage . Quand vous aurez des enfants, vous m’écrivez pour me dire où vous en êtes?
cordialement
M-Christine Brésolin
septembre 12th, 2012 at 8 h 31 min
J’ai a-do-ré!!!!
Cet ouvrage se déguste comme un petit gâteau!!!
Comme on salive à l’avance de la bouchée suivante, on attend avec impatience l’employeur suivant d’ Isaure…
Très réaliste néanmoins,il confirme que les métiers dits « de service » appellent des quantités de diplomatie qu’il faut parfois aller chercher au fond de soi.
A recommander++++
Je passerai l’info autour de moi.
Merci aux auteurs.
Cathla
avril 1st, 2013 at 21 h 52 min
Bonjour Isaure,
J’ai vu un article sur votre livre dans France Dimanche du 15 Mars.
Je suis femme de ménage,et je me suis tout à fait reconnu dans votre portrait.
Ce métier est pour moi un choix délibéré (liberté des horaires, des tarifs, de belles rencontres, rendre les maisons plus belles, etc, etc)…
D’ailleurs je revendique le nom de femme de ménage, et surtout pas technicienne de surface, ou aide-ménagère.
Je suis fière de ce que je fais, et en accord avec moi-même. Quelle satisfaction d’apporter mes services à de jeunes couples par exemple qui travaillent, avec de très jeunes enfants, et que je débarrasse de la corvée du ménage, pour pouvoir passer plus de temps en famille.
Bien sûr au cours de ma petite expérience, j’ai pu me rendre compte que les employeurs corrects ne sont pas la majorité ! Mais les chiants, les fatigants, et les snobs…Je laisse tomber!
Bien que ce ne soit pas le propos, mais pour être objective, j’ai eu aussi des témoignages de mon entourage, à propos de femmes de ménage incorrectes également (ménage qui laisse à désirer, manque d’assiduité, parfois malhonnêteté…)
La nature humaine est parfois ainsi faite, et ce, dans tous les milieux !
Quel dommage pour ces employeurs qui manquent d’intelligence, en ne sachant pas reconnaître les valeurs professionnelles et humaines d’une femme de ménage…Et les voilà repartis dans de nouvelles recherches, ou faisant appel à des sociétés de services beaucoup plus onéreuses qu’une femme de ménage indépendante, avec parfois, au final, pas toujours la satisfaction du travail bien fait (je l’ai entendu aussi).
Et que dire, des femmes de ménages qui trompent la confiance, que leur accordent des employeurs bienveillants!
Voilà, c’était mon petit 1/4 heure de réflexion sur la nature humaine, en celà, je trouve notre profession très formatrice !
Pour autant, je ne trouve pas cette profession démoralisante,ce ne sont pas non plus pour moin des inconvénients, ça fait tout simplement parti du métier !!!
En tout cas, j’ai hâte d’acheter votre livre chère collègue!
Bien cordialement,
Françoise.
avril 2nd, 2013 at 13 h 54 min
Bonjour,
Merci pour ce commentaire mais je ne suis pas l’auteure de ce livre, juste une personne qui l’a lu et en donne son ressenti.
Bonne journée