
Tessa vient d’avoir 16 ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, Tessa veut tout connaître de la vie avant de mourir, les interdits, la célébrité, l’amour… Aidée de sa meilleure amie, entourée par ses parents, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !
378 pages
Pocket jeunesse
1 juin 2011
6€84
Pfiuuuu! Quel livre! J’ai pris une véritable claque et depuis hier que je l’ai terminé, je cherche comment exprimer ce que j’ai ressenti à cette lecture.
Coup de cœur serait trop glauque, il s’agit tout de même d’une jeune fille qui meurt lentement et dont on suit la fin.
Claque littéraire serait plus juste, et pourtant, rien d’extraordinaire. Juste l’émotion que l’auteure parvient à faire passer dans ce livre et qui m’a arrachée de nombreuses larmes et m’a fait bien pleurer dans les dernières pages.
Tessa est atteinte d’une leucémie qu’aucun traitement n’a pu enrayer, et à 16 ans, elle sait qu’elle n’atteindra pas les 17 ans.
C’est le parcours d’une adolescente qui se révolte contre la fatalité, contre le fait de n’avoir pas assez vécue, de n’avoir pas assez aimé, et qui commence une guerre envers le monde extérieur.
Ce qui surprend ici, c’est la virulence, le flegme de Tessa face à l’inéluctable.
Elle sait qu’elle va mourir et elle est en rage contre tous, souhaite ne plus rien acquérir ni aimer pour ne rien laisser derrière elle quand elle sera morte.
Et surtout, elle veut, pendant le peu de temps qu’il lui reste, vivre les expériences qu’elle aurait du vivre plus tard : faire l’amour, enfreindre la loi, remettre ses parents ensemble, faire le tour du monde ou encore essayer la drogue.
Ce roman est classé jeunesse, et si je comprend ce choix, je pense que tout le monde, ados comme adulte, se sentiront touchés au plus profond par Tessa.
Et pas seulement par elle, mais par son entourage, qu’elle traite si durement, tant elle les hait sans le savoir de leur santé éclatante.
Elle en veut à son père qui ne veut pas s’avouer vaincu, à sa mère qui reste en retrait du milieu médical, à sa meilleure amie qui elle, va vivre tout ce dont elle a envie.
Elle tente de se faire passer pour une victime mais elle est finalement l’agresseur de son entourage qui, au regard de sa fin prochaine, lui passe beaucoup mais finit par lui dire qu’elle ne peut faire tout ce qu’elle veut et blesser ainsi ceux qui l’aime.
Ce qui m’a particulièrement touchée, finalement, c’est son histoire avec Adam. Rencontré si tard, trop tard, et qui va pourtant, pendant quelques semaines avant la fin, lui apportait tant d’amour et tant d’espoir, au risque de les blesser tous les deux.
Ce livre m’a tant touché, tant ému que rien que l’écriture de cette chronique me fait monter les larmes aux yeux.
Car je me suis identifiée autant à Tessa qu’à ses proches.
Si demain, on m’annonçait ma mort prochaine? N’aurais-je pas envie d’envoyer le monde entier au diable et de vivre égoïstement?
Et si c’était mon enfant, qui devait mourir, ne voudrais je pas faire preuve d’aveuglement et d’espoir irraisonné?
Et que dire des dernières pages? La mise en page est efficace : des paragraphes de quelques lignes et entre chacun d’eux, un blanc, de plus en plus long, qui symbolisent à merveille l’alternance des phases de lucidité et d’assoupissements des derniers instants de Tessa.
Si vous êtes sensibles, passez votre chemin. Ce livre vous arrachera des larmes de tristesse. Mais c’est également un livre juste magnifique, dégoulinant d’émotion et de beauté














février 6th, 2012 at 6 h 02 min
[...] que j’ai lu la semaine dernière : J’ai commencé la semaine par Je veux vivre, de Jenny Downhan. Un magnifique livre riche en émotion qui m’a fait utilisé plusieurs [...]