
Mais oui, la guerre va finir. Vous verrez, nous fêterons le prochain Noël tous ensemble. Oh! Nous mettrons les petits plats dans les grands ce jour-là ! Dans la maison des Quatre-Vents, l’occupation allemande se vit au jour le jour. La radio anglaise et les tickets de rationnement; les voisins que l’on regarde de travers parce qu’ils profitent de la situation pour s’enrichir et ceux que l’on aide car on les sait menacés ; Papa, prisonnier en Allemagne, dont on attend les rares lettres avec impatience et ces rumeurs de débarquement qui bercent toute la maisonnée d’espoir…
237 pages
Casterman
8 février 2012
12€35
Il est rare de trouver dans la littérature jeunesse des livres n’hésitant pas à « parler vrai » aux plus jeunes. C’est la raison pour laquelle ce livre va devenir un de mes coups de cœur dans la catégorie enfantine.
Colette Vivier conte ici la vie d’un immeuble pendant la seconde guerre mondiale. On suit les aventures de Michel, petit garçon dont le papa est prisonnier en Allemagne et qui a décidé de participer à la lutte contre les allemands en distribuant des tracts pour la résistance.
Il vit avec sa maman, couturière, son petit frère et sa grande sœur.
On découvre ainsi, à travers son histoire, l’histoire de ses voisins : Solange, la petite orpheline dont le frère s’est engagé dans la résistance et qui tremble à l’idée qu’il lui arrive du mal. Les Moscot, une famille de confession juive mais qui le cache de peur d’être raflé. Les Gourre, des collaborateurs que tous les habitants de l’immeuble craignent et détestent… Et bien d’autre encore.
Loin d’être romancé et de cacher, ce livre parle aux enfants du quotidien compliqué en temps de guerre : la queue pour acheter à manger, les tickets, les rationnements, les bombardements qui obligent les gens à fuir les maisons pour se réfugier en sous-sol, les résistants, la peur des juifs, les arrestations et les déportations….
J’ai moi même appris certaines choses, et j’avoue avoir été particulièrement touchée par ce livre. Parce qu’il parle de notre histoire, que nos grands-parents ont vécus cette guerre et qu’il est important de ne pas oublier cette partie de notre histoire patriotique.
Mes enfants sont un peu petits pour ce genre de livres. Pourtant, nous l’avons tout de même lu ensemble, petit à petit, en simplifiant et en expliquant. Et il se révèle, je pense, une parfaite base de discussion pour parler de ce conflit qui a tant marqué la France.













