Le requiem d’un soupir de Tiffany Schneuwly


« Une inspiration…une expiration…un soupir…
La vie de Mercedes se résume à cela. A 19 ans, elle souffre d’un asthme sévère et ne peut profiter de sa vie comme elle le souhaite.
Voyant qu’elle passe à côté de toutes les expériences qu’elle devrait vivre durant son adolescence, une étrange petite fille va venir à sa rencontre afin de lui apprendre à profiter de sa vie.
L’asthme est une maladie commune, mais pas moins grave pour autant. Découvrez l’histoire d’une jeune fille qui se bat pour survivre, pour soupirer son requiem… »

190 pages
Décembre 2011
Val Sombre Editions
20€

On connait tous quelqu’un qui souffre d’asthme sans vraiment savoir ou se rendre compte de la difficulté à vivre avec ça.
Beaucoup d’idées reçues, de « Oh, c’est pas trop grave avec la Ventoline… »

Tiffany nous fait part de son propre ressenti, sans pour autant en faire une autobiographie :
« Cette histoire n’est pas autobiographique. Fortement inspirée de mon vécu, elle s’éloigne cependant de ma propre vie et met en scène un personnage pas si inventé que ça. En effet, Mercedes doit son prénom à une jeune fille qui s’appelait également ainsi et qui est décédée d’une crise d’asthme peu avant ses 20 ans. J’ai choisi de mêler une part de fantastique à cette histoire afin de l’adoucir. Mais cette part reste cependant minime pour que les lecteurs n’oublient pas qu’il s’agit d’une réalité, que cette maladie est grave et qu’il est important d’apprendre à mieux la connaître. »

Ce livre est poignant, plein d’émotions avec pourtant beaucoup de retenue.
Mercedes est une jeune fille qui est atteinte d’asthme sévère depuis la fin de l’enfance. Elle laisse son asthme diriger sa vie, au risque de passer à côté, jusqu’à ce qu’elle rencontre une petite fille étrange et déroutante.
Peu à peu, Mercedes va comprendre que, certes, elle est malade, mais qu’elle a aussi le droit de vivre, le droit au bonheur.

La plume de Tiffany Schneuwly est tout en finesse et en émotions. A plusieurs reprises, j’ai eu les larmes aux yeux devant la souffrance de Mercedes, jusqu’à pleurer devant la fin du livre, que je n’imaginais pas ainsi.

Dès le début, j’ai été intriguée par cette gamine qui surgit dans sa vie et qui intervient dans le texte avec beaucoup de sagesse et d’à-propos.

Ce livre permet de prendre conscience de la souffrance des asthmatiques, mais également de l’entourage, souvent inquiet et impuissant à trouver comment soulager leur proche.

Pour ma part, j’ai plusieurs cas d’asthmatiques dans ma famille. Mon mari le fut, pendant quelques mois (jusqu’à leur 3 ans), mes enfants ont fait de l’asthme de nourrisson, mon petit cousin l’est… Et j’ai ressenti cette impression d’impuissance et de peur que ressentent les proches de Mercedes.
Que faire quand son enfant devient blanc, bleu, sans rien pour le soulager, que ça respiration devient sifflante et hachée, que l’hôpital vous semble à des heures de route alors qu’il est à côté!
Une culpabilité aussi, de ne rien savoir faire, d’avoir transmis ça…
Et, du côté du malade, une culpabilité de faire « vivre ça » à ses proches.
Tout cela est parfaitement pris en compte dans ce roman très émouvant et juste.

Ma chronique est imparfaite. Je n’arrive pas à y faire passer les émotions, les sensations ressenties pendant ma lecture et qui me pousse à vous conseiller cet ouvrage.

Aussi, je me contenterais de vous dire de ne pas hésiter, et que vous ferez une bonne action puisqu’une partie des bénéfice de la vente des livres sont reversés à la Ligue Pulmonaire Fribourgeoise.

Et j’en profite pour dire un immense merci à Cali pour m’avoir offert ce livre, et à Tiffany pour la dédicace et les émotions qu’elle m’a donnée!

  • Twitter
  • del.icio.us
  • Digg
  • Facebook
  • Technorati
  • Reddit
  • Yahoo Buzz
  • StumbleUpon

Vous aimerez peut-être:

2 Responses to “Le requiem d’un soupir de Tiffany Schneuwly”

  1. Cali Says:

    de rien ma Vanynounette, ça m’a fait vraiment plaisir de te faire plaisir :)

    Bisous
    Cali

  2. Anne Sophie Says:

    wahou ça a l’air dur comme livre quand même…

Leave a Reply